Célébration fait notamment la part belle à ses premiers travaux lorsque, encore étudiant au Lycée Chanzy ou tout jeune artiste, il plaçait ses proches dans des mises en scènes absurdes, déconstruisant les représentations traditionnelles de la famille et les archétypes de l’identité. Fétichisé, sublimé ou tourné en dérision, le corps s’y engage dans mille métamorphoses, signe de la complexité des constructions subjectives. Sans peur de la surenchère, l’exposition répond au principe d’exagération qui lui était cher, perceptible dans l’accumulation de motifs et de décors autant que dans l’extravagance de ses créatures qui, parées d’habits de lumière et de masques grotesques, dessinent une allégorie de l’infinie plasticité de l’être.
Faisant retour sur ses œuvres-signatures, l’exposition présente plusieurs pièces maitresses, parmi lesquelles la tapisserie L’homme est un oiseau comme les autres réalisée à la Manufacture d’Aubusson ou la cloche-autoportrait Glas, ainsi que des archives personnelles, pour la plupart jamais montrées, révélant l’envers de ses décors et des fragments de vie du plasticien.